Qualité des prescriptions et la conciliation médicamenteuse
Contexte
Le nombre de médicaments prescrits est un facteur de risque augmentant la probabilité d’effet indésirable. Or 20,7% des plus de 65 ans du territoire de la CPTS consomment plus de 10 molécules thérapeutiques, ce qui est plus important qu’à l’échelle régionale et nationale. Ce contexte augmente le risque iatrogène chez les plus de 65 ans. Les raisons sont multiples et certaines ont été mises en avant dans les entretiens avec les acteurs territoriaux :
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Mauvaise indication : traitement d’un symptôme sans en évaluer au préalable son caractère iatrogène potentiel ;
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Cascade thérapeutique : Devant une plainte fonctionnelle, avant d’en rechercher la véritable cause, il est souvent prescrit un traitement symptomatique ;
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Non-respect des contre-indications ;
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Redondance des traitements ;
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Posologie excessive ;
Face à cet enjeu de santé publique, les professionnels souhaitent mettre en place des actions d’harmonisation des prescriptions, de conciliation médicamenteuse afin d’améliorer la qualité et la pertinence des soins délivrées.
Objectif
Promouvoir, développer et partager les démarches qualité menées par les professionnels membres et partenaires de la CPTS dans le but de réduire le taux de polymédication continue.
Actions
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Mettre en place des formations courtes en lien avec les prescriptions infirmiers/kinésithérapeutes/orthophonistes sur la nomenclature afin d’harmoniser les ordonnances et proposer via le site internet des ordonnances « type » par thématique ;
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Diffuser les référentiels et guides de bonnes pratiques pour diminuer les risques d’iatrogénie (IFAQ) ;
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Renforcer le lien-ville établissements de santé, afin de réaliser une continuité thérapeutique dans les parcours patients ;
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Développer les pratiques de conciliation médicamenteuses en officine.
